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Rapport sur les risques mondiaux : La planète en feu !

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Ecrit par whiteci

Des incendies climatiques aux conflits politiques

  • Les menaces graves pour notre climat représentent l’intégralité des principaux risques à long terme repris dans le Global Risks Report, tandis que les « confrontations économiques » et la « polarisation politique intérieure » sont reconnues comme des risques importants à court terme pour l’année 2020
  • Le rapport dénonce l’effet néfaste des conflits géopolitiques et du recul du multilatéralisme sur la capacité de chacun à faire face aux risques mondiaux communs et majeurs
  • En l’absence d’une attention urgente portée à la réparation des divisions sociales et à la promotion d’une croissance économique durable, les dirigeants du monde ne peuvent s’attaquer systématiquement aux menaces telles que les crises liées au réchauffement climatique ou à la perte de biodiversité, souligne le rapport.
  • Lire le rapport complet ici et en savoir plus sur la Global Risks Initiative ici. Rejoignez la conversation en utilisant #risks20

Londres, Royaume-Uni, le 15 janvier 2020 –La polarisation économique et politique va s’accentuer cette année, alors que r la collaboration entre les dirigeants mondiaux, les entreprises et les décideurs est plus que jamais nécessaire pour mettre fin aux terribles menaces qui pèsent sur nos systèmes climatiques, environnementaux, de santé publique et technologiques. Cela pointe du doigt l’évidente nécessité d’adopter une approche plurilatérale destinée à atténuer les risques à un moment où le monde ne peut pas attendre que le brouillard des troubles géopolitiques actuels se dissipe. Telles sont les conclusions du Global Risks Report 2020 du Forum Économique Mondial, publié aujourd’hui.

Le rapport prévoit une année de conflits nationaux et internationaux accrus et de ralentissement économique. Les turbulences géopolitiques nous poussent vers un monde unilatéral « instable » empli de luttes pour le pouvoir au moment même où les dirigeants d’entreprises et de gouvernements doivent se concentrer de toute urgence sur une collaboration visant à s’attaquer aux risques communs.

Plus de 750 experts et décideurs mondiaux ont été invités à classer leurs plus grandes préoccupations en termes de probabilité et d’impact, et 78 % ont déclaré s’attendre à ce que les « confrontations économiques » et la « polarisation politique intérieure » augmentent en 2020.

Deux affirmations qui s’avéreraient catastrophiques, en particulier lorsqu’il s’agit de relever des défis urgents comme la crise liée au réchauffement climatique, la perte de biodiversité et le déclin record des espèces. Le rapport, produit en partenariat avec Marsh & McLennan et Zurich Insurance Group, souligne la nécessité pour les décideurs politiques de faire correspondre les objectifs de protection de la planète avec ceux de stimulation des économies – et pour les entreprises d’éviter les risques de pertes futures potentiellement désastreuses en s’adaptant à des objectifs fondés sur des données scientifiques.

Pour la première fois dans les perspectives à 10 ans de l’enquête, les cinq risques les plus importants en termes de probabilité sont tous environnementaux. Le rapport tire la sonnette d’alarme en ce qui concerne :

  1. Les événements climatiques extrêmes entraînant des dommages importants aux biens immobiliers et aux infrastructures, et des pertes de vies humaines
  2. La non-atténuation du changement climatique et la non-adaptation à celui-ci des gouvernements et entreprises.
  3. Les dommages et les catastrophes écologiques d’origine humaine, y compris les crimes environnementaux, comme les marées noires et la pollution radioactive.
  4. Une perte de biodiversité importante et l’effondrement des écosystèmes (terrestres ou marins) avec des conséquences irréversibles pour l’environnement, entraînant un appauvrissement majeur des ressources indispensables à l’humanité et aux industries.
  5. Les catastrophes naturelles majeures telles que les tremblements de terre, les tsunamis, les éruptions volcaniques et les orages géomagnétiques.

Il ajoute qu’à moins que les parties prenantes ne s’adaptent à « l’évolution du pouvoir politique de notre époque » et aux turbulences géopolitiques qui y sont liées – tout en se préparant pour l’avenir – il sera bientôt trop tard pour relever certains des défis économiques, environnementaux et technologiques les plus pressants. Cela indique précisément quelles devraient être les priorités des entreprises et décideurs politiques.

« Le paysage politique est polarisé, le niveau des mers monte et les incendies liés au réchauffement climatique s’étendent. Cette année, les dirigeants mondiaux devront collaborer avec toutes les strates de la société pour réparer et revigorer nos systèmes de coopération, non seulement pour en tirer des avantages à court terme mais aussi pour s’attaquer à des risques profondément enracinés », a déclaré Børge Brende, président du Forum économique mondial.

Le Global Risks Report fait partie de l’Initiative sur les risques mondiaux (Global Risks Initiative) qui réunit ses parties prenantes pour élaborer des solutions durables et intégrées à apporter aux problèmes les plus urgents du monde.

Une réflexion au niveau des systèmes est nécessaire pour faire face aux risques géopolitiques et environnementaux imminents, ainsi qu’aux menaces qui pourraient autrement passer inaperçues. Le rapport de cette année se concentre explicitement sur les impacts croissants des dnégalités  , les  lacunes dans la gouvernance technologique et les  systèmes de santé sous pression.

John Drzik, Président de Marsh & McLennan Insights, a affirmé : « Les investisseurs, les autorités de réglementation, les clients et les employés font de plus en plus pression sur les entreprises pour qu’elles démontrent leur capacité d’adaptation à la volatilité croissante du climat. Grâce aux progrès scientifiques, il est maintenant possible de modéliser les risques climatiques avec une plus grande précision et de les intégrer à la gestion des risques et aux plans d’activités. Des événements très médiatisés, comme les récents incendies de forêt en Australie et en Californie, augmentent la pression sur les entreprises pour qu’elles prennent des mesures en matière de risque climatique à un moment où elles sont également confrontées à de plus grands défis géopolitiques et de risque cybernétique. »

Les jeunes générations estiment que l’état de la planète est encore plus alarmant. Le rapport reprend notamment la perception des risques par ceux qui sont nés après 1980. Ils ont classé les risques environnementaux plus haut que n’importe quelles autres personnes interrogées, aussi bien à court terme qu’à long terme. Près de 90 % de ces personnes interrogées pensent que les « vagues de chaleur extrême », la « destruction des écosystèmes » et « l’impact de la pollution sur la santé » empireront en 2020 ; comparativement à 77 %, 76 % et 67 % respectivement pour les autres générations. Ils pensent également que l’impact des risques environnementaux deviendra plus catastrophique et plus probable d’ici 2030.

L’activité humaine a déjà causé la perte de 83 % de tous les mammifères sauvages et de la moitié des plantes – à la base de nos systèmes d’alimentation et de santé. Peter Giger, Directeur principal des risques du groupe Zurich Insurance Group, dénonce un besoin urgent d’adaptation rapide nécessaire afin d’éviter les impacts les plus graves et irréversibles du changement climatique et d’intensifier la protection de la biodiversité de la planète :

« Les écosystèmes biologiquement diversifiés absorbent de vastes quantités de carbone et fournissent d’énormes avantages économiques qui sont estimés à 33 billions de dollars par an – l’équivalent du PIB des États-Unis et de la Chine réunis. Il est essentiel que les entreprises et les décideurs politiques accélèrent la transition vers une économie à faibles émissions de carbone et des modèles commerciaux plus durables. Nous avons déjà vu des entreprises détruites par leur incapacité à aligner leurs stratégies sur les évolutions politiques et les préférences des clients. Ne sous-estimons par les risques de transition, en sachant que chacun doit jouer son rôle pour les atténuer. Il ne s’agit pas seulement d’un impératif économique, mais bien de l’unique chose à faire », affirme-t-il.

Le Global Risks Report 2020 a été mis au point avec le soutien inestimable du Conseil consultatif sur les risques mondiaux du Forum Économique Mondial. Il bénéficie aussi de la collaboration continue avec ses Partenaires stratégiques Marsh & McLennan et Zurich Insurance Group, ainsi qu’avec ses conseillers académiques à l’Oxford Martin School (Université d’Oxford), l’Université nationale de Singapour et le Wharton Risk Management and Decision Processes Center (Université de Pennsylvanie).

Annexe

Les personnes interrogées ont dû évaluer : (1) la probabilité qu’un risque global se produise au cours des 10 prochaines années, et (2) la gravité de son impact au niveau mondial s’il devait se produire.

Voici les 5 principaux risques par probabilité pour les 10 prochaines années :

  1. Événements climatiques extrêmes (p. ex. inondations, tempêtes, etc.)
  2. Non-atténuation du changement climatique et non-adaptation à celui-ci
  3. Catastrophes naturelles majeures (p. ex. tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques, orages géomagnétiques)
  4. Perte de biodiversité importante et effondrement des écosystèmes
  5. Dommages et catastrophes écologiques imputables à l’homme

Voici les 5 principaux risques par gravité d’impact pour les 10 prochaines années :

  1. Non-atténuation du changement climatique et non-adaptation à celui-ci
  2. Armes de destruction massive
  3. Perte de biodiversité importante et effondrement des écosystèmes
  4. Événements climatiques extrêmes (p. ex. inondations, tempêtes, etc.)
  5. Crises de l’eau

Les risques mondiaux ne sont pas isolés, raison pour laquelle les personnes interrogées ont dû évaluer les liens entre différentes paires de risques mondiaux.

Voici les risques mondiaux les plus fortement liés :

  1. Événements climatiques extrêmes + non-atténuation du changement climatique et non-adaptation à celui-ci
  2. Attaques cybernétiques de grande ampleur + pannes d’infrastructures et de réseaux informatiques critiques
  3. Taux structurel élevé de chômage ou de sous-emploi + conséquences négatives d’avancées technologiques
  4. Perte de biodiversité importante et effondrement des écosystèmes + non-atténuation du changement climatique et non-adaptation à celui-ci
  5. Crises alimentaires + événements climatiques extrêmes

Risques à court terme : pourcentage des personnes interrogées qui estiment qu’un risque augmentera en 2020 :

  1. Confrontations économiques = 78,5 %
  2. Polarisation politique intérieure = 78,4 %
  3. Vagues de chaleur extrêmes = 77,1 %
  4. Destruction des écosystèmes de ressources naturelles = 76,2 %
  5. Cyberattaques : infrastructure = 76,1 %

Notes aux éditeurs :

Comment contacter les sociétés partenaires suivantes :

  • Jason Groves, Directeur de la Communication, International, Marsh & McLennan Companies, Royaume-Uni, +44 (0)20 7357 1455, groves@marsh.com
  • Pavel Osipyants, Responsable en chef des relations média, Zurich Insurance Group, Suisse, +41 (0)44 625 20 13, osipyants@zurich.com

Pour plus d’informations sur le Global Risks Report 2020 :

Le Forum Économique Mondial, qui s’engage à améliorer l’état du monde, est l’Organisation internationale pour la coopération public-privé. Le Forum attire les principaux dirigeants politiques, économiques et autres de la société pour façonner des programmes mondiaux, régionaux et industriels. (www.weforum.org).

Source: World Economic Forum 91-93 Rue de Capite, CH-1223 Cologny/Geneva tel: +41 (0) 22869 1212, Fax +41 (0)22 786 2744 http//www.weforum.org

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