Reportage

Coronavirus – L’Union Africaine lance le PACT de test, traçage et traitement pour mobiliser des fonds contre la COVID-19

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Ecrit par Ignace Bidi

La riposte continentale contre la pandémie actuelle se formalise. Elle se décline dans le Partenariat pour accélérer les tests COVID-19 (PACT). Il est désormais actif, lancé le vendredi 5 juin par la commissaire aux affaires sociales de la Commission de l’Union africaine, SE Mme Amira Elfadil Mohammed, au siège de l’institution à Addis-Abeba, en Ethiopie. 

Ce plan d’actions compte cinq axes cités à la cérémonie de lancement par le président de la Commission de l’Union Africaine, SE Moussa Faki Mahamat.

«Nous avons fixé quatre objectifs pour PACT: intensifier les tests pour COVID-19, continuer à former les continent, d’établir une plate-forme d’approvisionnement groupé au CDC africain et de déployer un million de travailleurs communautaires qui aideront à retrouver les contacts des cas confirmés. Le PACT est une composante vitale de la réponse continentale à COVID-19 et c’est la clé pour garantir que nous débloquons nos économies de manière sûre. », les a-t-il énumérés.

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Le PACT est en phase avec la stratégie de l’Union africaine pour COVID-19. C’est dire qu’il bénéficie de l’aval des ministres africains de la santé et le Bureau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine. Il s’articule en trois éléments, le test (diagnostic), le traçage (identification) et le traitement (soins).

La prévention de la transmission et des décès et la minimisation des dommages sociaux et économiques engendrés par la COVID-19 constituent l’efficacité attendue de ce Partenariat. Il vise à déployer des actions conjointes planifiées et des partenariats en vue du renforcement de la réponse au coronavirus partout en Afrique.

L’avènement de cette collaboration se justifie globalement par le souci des parties prenantes à combler l’absence de traitement.

SE Amira Elfadil Mohammed, commissaire aux affaires sociales, Commission de l’Union africaine, explique : «Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe aucun traitement ni vaccin contre COVID-19. Cela ne nous laisse que de la prévention, et en matière de prévention, nos choix sont limités. Nous devons empêcher plus de transmission en effectuant plus de tests et de traçabilité et c’est de cela qu’il s’agit. C’est pourquoi nous aidons les États membres à effectuer davantage de tests, à retracer, à identifier et à isoler les personnes infectées. De cette façon, nous serons en mesure de contrôler le virus et de limiter la transmission sur le continent.»

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Dr John Nkengasong, directeur du CDC Afrique,  argumente : «L’intention de PACT est de se concentrer sur certains aspects spécifiques de la réponse que nous devons faire très rapidement. Nous voulons tester afin de pouvoir trouver où le virus se cache dans la communauté. Lorsque nous testons, nous nous attendons à voir plus de cas et nous devons retrouver les contacts et traiter ceux qui sont infectés, sinon le test n’aura aucune valeur ».

D’après les prospections, l’Afrique, près de 1,2 milliards d’habitants, et plus 150 000 cas de COVID-19, doit atteindre 8000 tests/1 d’habitants, en vue d’identifier et isoler les cas contaminés pour un traitement.

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