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Afrique-France 2020 : La ville durable au menu du 28ème sommet

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Ecrit par whiteci

Changer les villes pour changer les vies. La vocation du sommet Afrique-France 2020 qui se tient à Bordeaux, France, les 4,5 et 6 juin, est d’apporter des solutions d’un développement durable des cités urbaines.

Le 28ème sommet du genre est bien ambitieux de soulager les villes africaines notamment de leur engorgement actuel, surpopulation à venir, paupérisation aggravée à terme.

« L’urbanisation est un élément fondamental de la transformation structurelle de l’économie d’un pays. Cependant, une urbanisation accélérée favorise parfois l’apparition de bidonvilles ou de quartiers défavorisés car les cités sont incapables d’assimiler les populations les plus pauvres. A ce phénomène s’ajoute la pollution provoquée par une très forte densité urbaine et la détérioration de la mixité sociale dans des centres-villes devenus trop chers », expose les termes de référence de ces prochains travaux d’envergure.

Les réflexions annoncées pour réunir plusieurs des acteurs majeurs français des relations avec l’Afrique, sera à la fois tourné vers la participation, l’action, et les réalisations en octroyant aux entreprises africaines, aux représentants de collectivités, comme à la société civile une place inédite pour présenter leurs visions, leurs projets ou leurs solutions.

Comme plus-value, ‘’La Cité des Solutions‘’, est le lieu d’échanger sur les solutions industrielles, technologiques, digitales et citoyennes des villes durables de demain en Afrique et en France. L’objectif recherché est la concrétisation de projets urbains durables, financés de façon éthique et réaliste.

Mais alors quelles sont les caractéristiques de cette Cité des Solutions ? Elles sont de plusieurs ordres à imprimer aux futures villes.

  • La ville durable doit adopter de nouvelles pratiques permettant de développer l’accès à ces services essentiels. Elle doit fournir un environnement sécurisé, un traitement des ressources durable en créant de nouvelles pratiques en termes d’assainissement et de gestion des déchets ; une production et consommation d’énergies renouvelables avec une empreinte écologique faible ; un environnement routier sécurisé, un intérêt accru pour le bien être en ville ;
  • Se déplacer dans la ville: Développer des modes et des infrastructures de transport de plus en plus compatibles avec l’ambition de réduire leur empreinte écologique est un enjeu qui se situe au cœur de la ville de demain. L’urbanisation galopante des villes africaines et la congestion des villes françaises imposent de penser le transport autrement. Cette démarche concerne non seulement la mobilité intra-urbaine, mais aussi l’accès aux réseaux de transport connectant la ville à sa périphérie, à d’autres villes ou à l’international (aéroport, ports, gares). Les structures d’accueil pour le tourisme en ville constituent un autre facteur qui influence les mobilités intra et inter urbaines ;
  • Se loger aisément et décemment : Dans les villes du monde entier, la question du logement abordable est récurrente et constitue une des préoccupations majeures des citadins avec l’accès à l’emploi ;
  • La culture, l’éducation, le sport et les loisirs permettent aux citoyens d’élargir leurs horizons sociaux et professionnels, d’appréhender d’autres mondes tout en se reconnaissant dans un groupe social ;
  • Nourrir les villes : La concentration urbaine provoque une concentration de besoins alimentaires loin des lieux de production usuels. Développer des modes de production et de distribution adaptés à un contexte urbain ou péri-urbains nécessite une adaptation, sinon une transformation structurelle, des écosystèmes de la production agricole, des services et des industries de l’alimentation intervenant dans les domaines de la transformation, l’approvisionnement, le commerce, la restauration ;
  • Connecter la ville: L’essor des technologies intelligentes, connectées peut offrir de nombreuses opportunités au développement de villes et territoires durables. L’offre de services numériques transforme les économies et les sociétés, accélère les flux d’information et relie les usagers à des dispositifs proches ou distants, publics ou privés. La ville durable est donc connectée.
  • Aménager et embellir la ville : La ville durable est pensée, organisée, planifiée, aménagée dans une logique de limitation des effets négatifs de l’activité humaine sur l’environnement et sur les sociétés, conjuguée à une volonté de créer des lieux de vie agréables. Cette logique renvoie aux choix réalisés dans l’architecture, la planification, la réalisation des bâtiments, la valorisation des espaces verts et dans la conception du mobilierurbain.
  • Financer et structurer les projets : Développer les conditions d’émergence d’une ville durable est un projet ambitieux et qui nécessite la mobilisation de ressources importantes. L’accompagnement de tels projets nécessite parfois un financement significatif qui se traduit par des dispositifs de partenariat public-privé. Les institutions financières internationales, les bailleurs de fonds, les fondations, les banques et les fonds d’investissement doivent donc être activement associés à ce processus. L’expertise des sociétés de conseil et bureaux d’études permettent la structuration, l’accompagnement et l’appui technique souvent indispensables à la bonne réalisation de projets. Enfin les secteurs juridiques et de l’assurance ont pour rôle de valider la légalité des opérations envisagées et de définir des règles adaptées aux enjeux de la ville durable

Sont attendus à cette plate-forme d’échanges de 50.000 m2 sur le développement durable, 1000 acteurs du changement, 150 intervenants, 25.000 visiteurs, 15.000 acteurs de la ville durable.

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